
Des hackers nord-coréens accusés d’avoir ciblé les banques du régime
Daily NK rapporte que la Corée du Nord a arrêté d’anciens cyberopérateurs de l’État. Ils sont accusés d’avoir piraté deux banques publiques et blanchi les fonds par l’intermédiaire de cryptos.

Les autorités nord-coréennes auraient arrêté un groupe composé d’anciens cyberopérateurs de l’État et de spécialistes informatiques. Ceux-ci sont accusés d’avoir piraté deux banques publiques et blanchi les fonds volés par l’intermédiaire de cryptomonnaies.
Le média sud-coréen Daily NK a rapporté jeudi, sur la base des déclarations d’une source anonyme à Pyongyang, que le groupe aurait piraté les réseaux internes de la banque centrale de Corée du Nord et de la Foreign Trade Bank. Il aurait converti les fonds publics volés en cryptomonnaies avant de les blanchir par l’intermédiaire de courtiers établis en Chine.
Cointelegraph n’a pas pu vérifier ces informations de manière indépendante.
Si elles sont confirmées, ces arrestations constitueraient un cas rare dans lequel des cyberopérateurs nord-coréens seraient accusés d’avoir volé les institutions financières de leur propre gouvernement.
Pyongyang est largement accusé de diriger des groupes de hackers soutenus par l’État afin de voler des entreprises crypto, générer des revenus et contourner les sanctions internationales.
Daily NK est un média spécialisé basé à Séoul. Il s’appuie sur un réseau de sources présentes en Corée du Nord. Les informations qui proviennent du pays sont difficiles à vérifier de manière indépendante en raison des restrictions imposées à l’accès et à l’information.
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