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Écrit par Ezra ReguerraRédacteurVérifié par Robert LakinRédacteur

Une étude de Cambridge classe Ethereum parmi les blockchains PoS les moins énergivores

Dernières actualitésPublié12 juil. 2026

Cambridge estime qu'Ethereum consomme 7,87 GWh par an et affiche la deuxième plus faible intensité énergétique ajustée à la capitalisation boursière parmi les réseaux proof-of-stake étudiés.

Une nouvelle étude de l'Université de Cambridge place Ethereum parmi les blockchains proof-of-stake (PoS) les moins énergivores en termes d'intensité, bien que le réseau consomme globalement plus d'électricité que la plupart des réseaux PoS étudiés.

Le Cambridge Centre for Alternative Finance estime que l'activité sur Ethereum consomme environ 7,87 gigawattheures (GWh) d'électricité par an. Rapportée à la capitalisation boursière, cette consommation représente environ 33 kilowattheures (kWh) par million de dollars de capitalisation, soit le deuxième chiffre le plus bas parmi les réseaux proof-of-stake évalués, derrière la BNB Chain.

Solana est le réseau le plus gourmand en électricité, avec environ 13,48 GWh par an. Son intensité énergétique s'établit à environ 283 kWh par million de dollars, soit environ 8,5 fois celle d'Ethereum. L'ensemble des réseaux comparés consomme environ 38 GWh au total.

Ce rapport constitue l'une des évaluations les plus détaillées à ce jour de l'empreinte d'Ethereum après le Merge. Il offre aux décideurs politiques et aux investisseurs une base plus actuelle pour comparer la durabilité des blockchains. Le Merge de septembre 2022, lors duquel le réseau est passé du proof-of-work (PoW) au PoS, avait réduit la consommation énergétique d'Ethereum d'environ 99,96 %.


Illustration de la consommation d'Ethereum après le Merge. Source : Cambridge


Le Merge a remplacé les mineurs, qui étaient en concurrence via du matériel informatique énergivore, par des validateurs qui sécurisent le réseau en mettant en jeu (staking) de l'Ether.

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De nouvelles estimations cartographient la consommation d'Ethereum

Cambridge a mesuré la quantité d'électricité utilisée par les nœuds Ethereum au point de connexion, à travers 20 combinaisons des principaux clients logiciels du réseau. L'étude a révélé qu'une configuration domestique type consomme environ 18 watts, tandis qu'une station de travail plus puissante utilise environ 153 watts.

À partir de la répartition des nœuds Ethereum entre configurations résidentielles et hébergement professionnel, les chercheurs ont estimé une puissance moyenne d'environ 105 watts par nœud. Cambridge a recensé environ 8 522 nœuds complets détectables, dont 64 % fonctionnent dans des installations cloud ou d'entreprise et 36 % sur des connexions résidentielles.

Cambridge indique que les émissions résiduelles d'Ethereum sont désormais principalement liées aux réseaux électriques alimentant ses nœuds. L'étude estime qu'environ 56,4 % du mix électrique du réseau provient de sources renouvelables et nucléaires, contre 43,6 % de combustibles fossiles.

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