
L’argent numérique offre une « confidentialité comparable à celle des espèces », mais les fuites de données bancaires menacent les utilisateurs : BRI
La BRI a déclaré que l’argent numérique pouvait atteindre un niveau de confidentialité comparable à celui des espèces, mais que cette technologie n’était pas encore prête pour la production en raison de risques tels que les fuites de données bancaires.

La Banque des règlements internationaux (BRI) a déclaré que l’argent numérique pouvait offrir des propriétés de confidentialité similaires à celles des espèces, tout en soulignant les risques persistants, notamment la possibilité que des fuites de données bancaires exposent les données personnelles des utilisateurs.
Bien que l’argent numérique puisse atteindre un niveau de confidentialité comparable à celui des espèces, la pile technologique n’est pas encore « prête pour la production », a écrit la BRI dans son rapport de phase 2 du projet Aurum, publié mardi.
Cette phase met en œuvre un prototype d’argent numérique préservant la confidentialité, à partir du code existant d’Aurum de la BRI, afin d’adopter une approche équilibrée entre l’anonymat complet et la transparence totale des transactions, a indiqué la BRI.
La BRI a constaté que la compromission d’une banque pouvait exposer les données de ses clients, mais ne révélerait pas l’identité des clients d’autres contreparties. Selon le rapport, une compromission au seul niveau d’un validateur ne suffirait pas à exposer les utilisateurs finaux.
Le rapport de la BRI examine les caractéristiques techniques nécessaires à la mise en place d’une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) préservant la confidentialité. Les détracteurs des MNBC avaient auparavant exprimé des inquiétudes concernant les capacités potentielles de surveillance financière de cette technologie.
En 2023, la banque centrale du Brésil a publié le code source de son projet pilote de MNBC et, en quelques jours, des personnes ont remarqué les mécanismes de surveillance et de contrôle intégrés à son code, qui permettaient à la banque centrale de geler ou de réduire les fonds des utilisateurs dans les portefeuilles de MNBC.
Plus tôt cette année, le président américain Donald Trump a interdit aux agences fédérales d’ émettre une MNBC en janvier, invoquant des préoccupations liées à la stabilité financière et à la confidentialité.
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