Robert Kiyosaki, auteur du best-seller mondial Père Riche, Père Pauvre, a réaffirmé sa position tranchée en faveur des actifs tangibles et décentralisés. Selon l'investisseur, le Bitcoin, l'or et l'argent constituent les seuls véritables refuges face à un système financier qu'il juge structurellement corrompu. En revenant sur le pivot historique de 1974 — année où les citoyens américains ont de nouveau été autorisés à détenir de l'or physique — Kiyosaki souligne que la fin de la convertibilité du dollar a transformé la monnaie fiduciaire en une simple reconnaissance de dette. Pour lui, la survie économique dépend désormais de la capacité des individus à rejeter « l'argent factice » émis par les banques centrales.
L'héritage de 1974 et la genèse de la dépréciation monétaire
Robert Kiyosaki identifie l'année 1974 comme un point de rupture fondamental dans l'histoire économique moderne. C'est à cette époque, peu après que le président Richard Nixon a mis fin à l'étalon-or en 1971, que le dollar est devenu une monnaie purement fiduciaire, déconnectée de toute valeur matérielle. Dans ses récentes publications sur X (anciennement Twitter), l'auteur explique que ce basculement a permis une impression monétaire illimitée, entraînant une inflation structurelle et une érosion massive du pouvoir d'achat. Pour Kiyosaki, épargner dans une devise que le gouvernement peut diluer à volonté est une stratégie vouée à l'échec pour quiconque cherche à bâtir une richesse durable.
Cette méfiance profonde envers les institutions traditionnelles est alimentée par l'explosion de la dette nationale américaine, qui atteint des records alarmants en ce début d'année 2026. Kiyosaki insiste sur le fait que le système bancaire actuel fonctionne comme un schéma de Ponzi sophistiqué, où les nouvelles dettes servent uniquement à rembourser les anciennes. Il exhorte ses abonnés à cesser d'être des « victimes » du système et à devenir des investisseurs souverains en accumulant des actifs dont l'offre ne peut être manipulée.
Le Bitcoin : L'or numérique comme outil de souveraineté
Bien que l'or reste son pilier historique, Robert Kiyosaki accorde désormais au Bitcoin (BTC) une importance stratégique équivalente. Il qualifie la première cryptomonnaie de « monnaie du peuple », soulignant sa nature décentralisée et sa résistance intrinsèque à la censure des gouvernements. Contrairement au dollar, dont la masse monétaire est soumise au bon vouloir de la Réserve fédérale, le Bitcoin dispose d'un approvisionnement strictement limité à 21 millions d'unités. Cette rareté programmée en fait, selon lui, le rempart ultime contre l'incompétence des dirigeants financiers.
L'auteur ne se contente pas de promouvoir le Bitcoin pour son potentiel de rendement, mais surtout pour sa fonction de réserve de valeur indépendante du système bancaire traditionnel. Il encourage ses lecteurs à ignorer la volatilité des marchés à court terme pour se concentrer sur l'acquisition du « vrai argent ». Dans un avenir où il prédit un effondrement majeur du marché obligataire et boursier, Kiyosaki voit dans le Bitcoin une assurance contre la tyrannie financière.

